Entrée de août 2008
McCain a choisi son colistier et … il l’annoncera vendredi, 18h heure française.
Trois noms semblent tenir la corde: Mitt Romney, Tim Pawlenty et Joe Lieberman (ancien colistier… d’Al Gore en 2000). Les trois ont leurs avantages, mais aussi de sérieux inconvénients (trop riche à un moment où les Américains se serrent la ceinture, trop jeune, trop pro-avortement…). Bref, aucun des trois ne sera parfait, et chacun sera contesté dès l’annonce de vendredi.
Ne semblent plus être dans la course: le jeune gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal (d’origine indienne, mais très inexpérimenté) et Charlie Crist (gouverneur de Floride, état clé).
Côté démocrate, on semble assuré sinon d’emporter la présidentielle, au moins d’être (largement?) majoritaire au Congrès, et ainsi d’accroître les majorités gagnées en 2006. Notamment d’atteindre le chiffre magique de 60 sénateurs (ce qui permet de contourner certains blocages appelés filibusters)
Problème(s): le triomphe d’une année (2008) peut se transformer en un désastre deux ans plus tard (2010, comme ce fut le cas avec le raz de marée républicain de 1994). De même si on parle beaucoup de l’impopularité, abyssale, de Bush, le nouveau Congrès démocrate est, lui aussi, très impopulaire (entre 25 et 30% de satisfaits!)
Lauric Henneton
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Un article du Times de ce matin confirme, s’il en était besoin, que nombre de partisans d’Hillary Clinton ne sont pas prêts à tourner la page et à se convertir comme si de rien n’était à l’obamanie. Le problème n’est pas tant les éventuels couacs en matière de communication (l’unité) lors de la Convention que les reports de voix (voire les abstentions) lors du grand jour en novembre. Comme avec plusieurs autres groupes (les jeunes, les Noirs), la clé du scrutin sera la mobilisation, y compris, donc, des clintoniens.
Lauric Henneton
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Alors que le Pew Research Center publie une étude intitulée “Men or women, who’s the better leader? A Paradox in public attitudes”, Liz Halloran, de l’hebdomadaire conservateur US News and World Report, s’interroge sur les conséquences de la candidature d’Hillary Clinton sur l’implication des femmes en politique aux Etats-Unis, en tant que candidates aux fonctions suprêmes, ou tout du moins à des fonctions nationales (Congrès).
So, what has Clinton meant? Will her groundbreaking campaign translate to anything tangible? Or was she such a unique candidate that her footprint will wash away, and women will continue to search for that right path to the White House, if not to political parity?
E. J. Dionne Jr., chroniqueur (catholique) du Washington Post, revient sur l’évolution des priorités des évangéliques depuis la campagne de 2004, notamment à travers la figure de Rick Warren, l’un des pasteurs les plus célèbres et les plus influents des Etats-Unis.
Enfin, dans le Boston Globe, les démographes William Frey and Mark Muro se penchent sur les facteurs démographiques qui pourraient faire basculer certains états (traditionnellement républicains) de l’Ouest (Colorado, Nevada, Nouveau-Mexique et dans une moindre mesure Arizona) dans l’escarcelle démocrate (immigration de démocrates notamment californiens). Cette dynamique, qui a contribué à faire élire un gouverneur démocrate en Virginie en 2005, pourrait faire basculer certains “swing states” et par conséquent l’élection du côté des démocrates.
Cependant, alors que la Convention du parti Démocrate s’ouvre à Denver, l’avance d’Obama sur McCain est négligeable, et deux sondages donnent même le candidat républicain en tête, ce qui permet de s’interroger sur la réalité du pouvoir d’attraction de Barack Obama.
Lauric Henneton
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Barack Obama a donc choisi Joe Biden, sénateur expérimenté du Delaware, comme colistier. Parmi les milliers d’articles sur le sujet, en voici quelques uns, au moins pour commencer, qui permettent de bien saisir les enjeux d’un tel choix, notamment dans l’attente de l’annonce similaire par le camp McCain dans les jours à venir.
- How Biden Will Come Out Punching (Karen Tumulty, TIME)
- Halperin on Biden: Pros and Cons (Mark Halperin, TIME)
sans oublier un édito de David Brooks (NYT), écrit avant l’annonce du choix de l’équipe Obama, dans lequel il explique pourquoi Biden serait le meilleur choix.
La question, bien résumée en video par John Harwood (NYT), est de savoir si l’expérience et les étiquettes démographiques de Biden (catholique, né en Pennsylvanie – état clé -, populaire dans les milieux ouvriers et syndicaux) peuvent compenser les faiblesses d’Obama (qui étaient les forces de Clinton) et surtout sa propension aux gaffes (verbales).
Lauric Henneton
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