Observatoire Socio-Politique du Monde Anglophone

Entrée de novembre 2008

Mort du ‘New’ Labour – suite

Samedi 29 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Depuis mon dernier billet sur la question est sorti le nouveau numéro de The Economist, le très influent (et très perspicace) magazine britannique, lu par les “gens qui comptent” et qui prennent les décisions.

Dans cette dernière livraison, un éditorial (leader) et la chronique de ‘Bagehot’ (le pseudonyme du chroniqueur politique) sur le pré-budget annoncé par Alistair Darling (baisse de la TVA et hausse du taux d’imposition pour les revenus supérieurs à £150 000 d’ici 2011).

L’éditorial s’intitule “Farewell, New Labour” (farewell = adieu) estime que les Conservateurs comme les Travaillistes sont dans l’erreur, mais les Travaillistes plus que les Conservateurs, ce qui est d’autant plus gênant que ces derniers sont au pouvoir.

The politics revolve around how to pay for the stimulus—and both parties have made fundamental errors of judgment. The Tories’ decision to oppose all unfunded tax cuts is a classic example of cutting off your nose to spite your face. Yes, fiscal discipline is important; but in times as dire as these stimulus is needed and stimulus, if it is to have any effect, has to be unfunded, at least in the short term. The Tories should have accepted that—and reminded people that the boost could have been bigger if Labour had not blown so much cash earlier.

Mr Brown’s error may be still graver. New Labour came to power in part because it persuaded upwardly mobile Britons that it had given up the politics of envy and resentment. Since then business has put up with ever more red tape and stealth taxes (Britain’s state is now bigger, as a share of the economy, than Germany’s). Mr Brown could have balanced the books in the medium term by slimming this bloated monster. Instead, he is playing to the gallery with the new 45% tax rate for the rich. This will affect only 1% of earners, raising at most £1.6 billion a year—and it runs directly against the enterprise culture Mr Brown once sought to foster. This looks like gesture politics of the class-war sort. Farewell, New Labour.

Bagehot, pour sa part, estime que ces mesures seront sans effet (un feu d’artifice au milieu d’un tremblement de terre), qu’elles reflètent la fin d’une époque, où le New Labour n’avait d’autre choix que de rompre avec le Labour des années 1970, associé à l’inefficacité doctrinaire (il parle de “dinosaures”). Les temps ont changé et nombre de jeunes électeurs n’ont pas connu cette époque sombre, ce qui donne plus de latitude à Brown et Darling. Les quelques voix perdues dans le Sud-Est seront (espèrent-ils) compensées dans le Nord.

L’idée d’une “mort” du New Labour ne veut pas dire que le parti n’a pas d’avenir, qu’il va se scinder, ou encore qu’il revient sur les positions de ce que l’on appelle par effet de miroir le ‘Old’ Labour des années 1970. Il s’agit de la fin d’une époque, dans la mesure où des piliers idéologiques sont reniés (Blair s’était engagé à ne jamais augmenter les impôts).

On observe d’ailleurs des tiraillements plus fort que d’habitudes au sein du parti. Un petit article de la BBC annonce certaines déclarations qui seront faites à un meeting du think-tank (travailliste) Progress.

Le secrétaire d’état au travail et au retraites (Work and Pensions secretary) devrait nier la “mort du New Labour” (verbatim) alors que le patron de la grande confédération syndicale (TUC, Trade Unions Committee) va au contraire demander un virage à gauche, un affranchissement de l’héritage thatchérien:

He is expected to tell the audience it was “time to ditch the New Labour discourse” with deregulation, privatisation and liberalisation now all “brought into disrepute”.

Instead, he wants a commitment to “the language of equality, fairness and social justice”.


Lauric Henneton

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Crise: l’opinion britannique ne croit pas aux mesures du Chancelier Darling

Vendredi 28 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Un sondage Times-Populus (effectué tous les 15 jours) révèle que l’image de Gordon Brown comme leader de crise crédible a fait long feu:

Since the last Populus poll on November 7 to 9, Mr Brown has dropped sharply as the best leader “right now, to deal with Britain’s economy in recession”, from 52 to 42 per cent, with a big fall among the middle classes. But he is still ahead of David Cameron, on 36 per cent, up four points. Mr Cameron is still ahead, by 41 to 33 per cent, as the preferred leader to take Britain forward after the next election.

Sa chute (10 points) est supérieure à la progression de David Cameron (+4), et Brown reste devant son adversaire. Cependant, la marge pour d’éventuelles prochaines élection reste assez large en faveur du leader conservateur (ce qui est normal, puisqu’il n’est pas au pouvoir, donc bénéfice du doute).

L’annonce de la baisse de la TVA (impôt indirect payé par tout le monde indépendamment des revenus, donc qui touche proportionnellement plus les ‘pauvres’ que les ‘riches’) n’aura pas l’effet escompté: le Chancelier de l’Echiquier (ministre des finances), l’Ecossais Alistair Darling, espérait que le pouvoir d’achat ainsi gagné (2,5%) allait être injecté dans les achats de Noël. La critique des Conservateurs était qu’au moment où les vitrines proposent des rabais de 20 à 30%, les 2,5% de baisse de TVA allaient passer inaperçu. Et c’est ce que semblent penser les Britanniques, qui vont surtout se servir de cet argent pour épargner et payer leurs factures en retard. Moins d’un cinquième compte s’en servir pour consommer.

En revanche, une majorité des sondés pense qu’il est juste d’augmenter le taux d’imposition des plus hauts revenus (supérieurs à £150 000), de 40 à 45% (en France le ‘bouclier fiscal’ a fait passer ce taux de 60 à 50%, pour donner un élément de comparaison). Cette approbation est surtout le fait des électeurs de gauche, ce qui n’est pas surprenant. Les électeurs de droite pensent assez largement qu’il vaudrait mieux baisser les impôts et réduire les dépenses publiques, ce qui n’est pas surprenant non plus.

Un certain nombre d’observateurs (notamment à gauche) ont vu dans les annonces de lundi la fin du ‘New’ Labour (qui s’était engagé, par la voix de Tony Blair, à ne pas augmenter l’impôt sur le revenu), et du même coup un ‘virage à gauche’ des Travaillistes (Brown étant considéré comme un peu plus à gauche que Blair – encore que…) et donc à un retour du bon vieux clivage gauche-droite qui semblait gommé par les positions très proches des (néo)travaillistes et des Conservateurs (le consensus thatchérien déjà évoqué ici).

Le point important est que les mesures d’urgences ont rencontré une opinion très sceptique et les semaines qui viennent montreront:

1) l’évolution de la perception de Brown en leader de crise crédible

2) l’évolution de la perception de Cameron comme option crédible à la tête du gouvernement (image qu’il lui reste à construire de manière positive, et pas seulement sur les décombres de l’impopularité du Premier ministre en place, donc par défaut)

3) les données macro-économiques (chômage, consommation des ménages pendant la période cruciale de Noël) et donc l’humeur de l’opinion

4) d’éventuelles maladresses des membres du gouvernement (par le biais de fuites plus ou moins malheureuses).

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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Le “New Labour” est-il mort?

Jeudi 27 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Les mesures prises par le gouvernement (travailliste) en début de semaine (pre-budget report, séance de rattrapage ici, + BBC pour la vidéo – musclée – des questions hebdomadaires au premier ministre et un commentaire vidéo aussi) annoncent-elles la “mort” du New Labour, par opposition au ‘old’ Labour d’avant Tony Blair?

Lord Mandelson, récemment revenu au gouvernement comme “business secretary” explique que non, que ce  sont les circonstances qui ont changé et pas le parti, et il donne une définition (partielle) de l’orientation de son parti qui montre bien la continuité avec le thatchérisme, devenu le consensus idéologique outre-Manche:

“We have intervened in the banking crisis not to crush markets but to rescue them, because we want markets to work better.”

He also said “New Labour is about more than just the top tax rate”.

It was about maintaining economic stability, boosting business confidence and “sustaining an enterprise culture”.

He added: “We also still stand for rewarding hard work and entrepreneurial risk. I reportedly once said that New Labour has no problem with people becoming very rich, as long as they pay their taxes.

“The New Labour principle still stands: we will only tax out of need, not out of envy or spite.”

A l’opposé, Ken Livingstone, ancien maire de Londres (2000-2008) et à la gauche du Parti travailliste (‘Red Ken’), écrit dans une tribune pour le Guardian que c’est bien la fin du ‘New’ Labour, mais que c’est surtout la fin du consensus thatchérien, ou dans une optique internationale, de ce que l’on pourrait appeler le consensus reagano-thatchérien pour reprendre les grandes figures politiques qui l’ont incarné, ou tout simplement le consensus néolibéral.

Pour lui, c’est le retour de Keynes et d’une politique franchement keynésienne, et c’est la preuve que les Conservateurs / Tories sont le parti de l’inaction face à la crise plutôt que le parti du changement comme ils le revendiquent.

John Pienaar, spécialiste politique de la BBC, est sceptique quant à la mort annoncée du New Labour, ainsi qu’il l’explique dans une analyse qui reprend les grands éléments du dossier. Dans la colonne de droite, vous trouverez tout un dossier d’analyse sur la situation pour bien saisir les tenants et les aboutissants.

La question clé est celle de la redistribution (à travers les impôts). C’est ce qui constitue une des différences fondamentales entre la gauche (qui augmente les impôts, notamment sur les plus riches, pour redistribuer de manière à égaliser les ressources) et la droite (qui baisse les impôts pour favoriser la consommation).

De manière bien plus prosaïque, le Parti travailliste est sauvé de la banqueroute par les syndicats, et notamment Unite, comme le rapporte le Times. Le point contesté ici est le secret qui entoure la transaction.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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La dictature du court terme, ou pourquoi la popularité retrouvée de Brown n’est que passagère

Vendredi 21 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Depuis plusieurs mois, les Conservateurs avaient une avance confortable d’une bonne dizaine de points sur des Travaillistes en bout de course, dont les électeurs semblaient s’être lassés (après 11 ans au pouvoir). Après la non-élection de l’automne dernier, au cours de laquelle Gordon Brown aurait pu s’offrir une légitimité électorale en tant que nouveau premier ministre, et cinq ans de répit au Parlement, il semblait que les Conservateurs n’avaient plus qu’à faire en sorte de ne pas hypothéquer leur avance dans les sondages jusqu’à l’élection générale du printemps 2010 (fin du mandat du Parlement élu au printemps 2005).

La crise a vu l’avance de Cameron et des Conservateurs fondre comme neige au soleil, si bien que Brown n’aurait – selon certains sondages, pas tous – plus que 3 points de retard. Ce qui ravive la possibilité d’une élection anticipée.

La crise, comme toute crise, profite au pouvoir en place. C’est ce que rappelle Simon Jenkins dans sa chronique du Guardian, petite leçon d’histoire politique – et de comportement des sondés-électeurs.

Moralité: la popularité retrouvée de Gordon Brown ne repose sur rien d’autre que la peur générée par la crise économique, laquelle ne durera pas éternellement. La crise actuelle a le même effet que des guerres (Malouines, première guerre du Golfe), ou le 11 septembre. Les Conservateurs n’ont qu’à attendre des jours meilleurs.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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Charles III, prince-président?

Mercredi 19 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Un très très long (mais passionnant) article de Jonathan Dimbleby, biographe et ami du Prince Charles, paru dans le Sunday Times, révèle que Charles aurait l’intention d’être un roi plus engagé que sa royale maman, qui incarne la monarque constitutionnelle britannique telle qu’elle est censée être: un symbole plus qu’un véritable acteur politique. Seen, not heard

Par chance (?), le même Sunday Times a publié un article qui résume les grandes lignes de l’article de Dimbleby.

Le Guardian de lundi contenait deux articles en réaction à la possibilité d’un Charles (III) plus directement impliqué dans la vie politique:

- un éditorial de Graham Smith (encore), évidemment hostile à la monarchie, qui propose à Charles d’abolir celle-ci et de se présenter comme président. Le contre-argument est que Charles, en tant que chef d’état non élu, pourrait formuler des opinions qui ne sont pas nécessairement populaire, dans la mesure où il n’a pas à se soucier d’une quelconque réélection. Ce statut lui confèrerait une liberté de parole dont sont privés les parlementaires (donc les ministres).

- un autre article qui fait intervenir des constitutionnalistes et des historiens, qui – Guardian oblige – s’offusquent d’une telle perspective.

Ces différents articles posent un certain nombre de questions fondamentales quant à la Constitution britannique, au rôle du monarque, notamment en ce début de XXIe siècle, et dans l’optique particulière d’un monarque qui aurait le profil et l’expérience (dans de nombreux domaines) de Charles. Ce qu’on peut lire dans le (long) article de Dimbleby – pour celles et ceux qui auront le courage de s’y coller: il vaut vraiment la peine d’y passer quelques minutes.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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MEMO: L’héritage thatchérien (+vidéo sur la Chambre des Lords)

Lundi 17 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Bientôt 30 ans après l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, et 18 ans (presque jour pour jour) après sa “chute” (22 novembre 1990), Thatcher est toujours d’actualité à plusieurs égards.

En 1999, un éditorial du Guardian titrait “Thatcher’s Legacy” et voyait (déjà) Blair comme l’héritier (paradoxal) de Thatcher, et non comme son pourfendeur.

Depuis, un certain nombre d’observateurs ont écrit sur le sujet, comme Nick Assinder de la BBC en 2004 (“Are we all Thatcher’s children now?“) et en 2005, où on voit poindre David Cameron, pas encore leader du Parti conservateur (“Why Thatcher still looms over politics“).

Ces articles évoquent évidemment ce que Thatcher a accompli pendant ses 11 ans et demi au 10 Downing Street. Une autre façon de se rendre compte de l’évolution de la société pendant les années 80, qui sont aussi par la force des choses les “années Thatcher”: une série de graphiques très simples mais très instructifs de la BBC.

Très instructif encore (notamment pour se rendre compte à la fois de ce que “donnait” Thatcher comme oratrice, mais aussi du fonctionnement de la Chambre des Communes), une vidéo du 30 octobre 1990, soit trois semaines avant la “chute” (démission) de Thatcher, non pas à cause d’une élection perdue, mais à cause d’un désaccord interne au Parti conservateur sur l’Europe.

Thatcher’s hostility to a federal Europe led to Geoffrey Howe resigning from the Government on 1 November and to his fellow federalist Michael Heseltine’s bid for the Tory leadership which brought down Thatcher on 22 November.

As Howe later said: “I wanted to change the policies, not the leader. But if that meant the leader had to go, then so it had to be”. After the Rome Council a French official was asked whether it had failed. He answered: “On the contrary, the Council had been an outstanding success, since it had re-established an eleven-to-one situation in the Community and destabilised Thatcher at home”.

Autre vidéo, pour rester sur le fonctionnement du Parlement et pour rebondir sur le précédent “Memo” (très consulté) sur la réforme de la Chambre des Lords. Avec cette vidéo (faite par et pour le site du Parlement), on se rend mieux compte à la fois de qui sont ces fameux Lords (et Ladies), de leur diversité, de la conception qu’ils ont de leur rôle, mais également de la perception (parfois très floue) qu’en ont des Britanniques “moyens”.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique · Société britannique
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Monarchie: pas de retraite à 60 ans pour le Prince Charles

Vendredi 14 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Le Prince Charles n’est pas en grève, merci. A 60 ans aujourd’hui, il n’a pas terminé son long, très long apprentissage.

La monarchie est-elle toujours pertinente? ou est-elle au contraire anachronique? A ce moment-là, ne vaudrait-il pas mieux la remplacer par une république, comme en France ou aux Etats-Unis? (mais à ce moment-là, quelle république avec quel mode de scrutin?)

Sur ce sujet très polémique, les hostilités ont été ouvertes hier dans un article de Graham Smith dans le Guardian (gauche):

Significant birthdays are often a time to take stock of one’s life. I don’t know if Charles will be reflecting on his misfortune to be born into such bizarre circumstances, but I’m certain it’s time Britain took stock of this mock-feudal institution we call monarchy. It’s time we came up with a democratic alternative, one which better suits 21st century Britain and which is more humane for all involved.

Bien moins critique et plus nuancé, un article paru sur le site de la BBC, qui fait la part du positif et du négatif dans le bilan du Prince de Galles:

Certainly his outspoken position on the danger, as he sees it, of GM crops, and his sympathy for Tibet over what has been done to it by the “appalling old waxworks” who lead China, have caused genuine concern within government that this is a prince who lacks the self-restraint and discretion that might reasonably be expected of someone in his position.

Charles, of course, sees it differently. As he said in the BBC documentary, he regards his interventions not as “meddling” but as “mobilising”.

He believes he has a duty to use his position as Prince of Wales to bring together people of wealth and influence to focus on some of the major issues which face us. This is a role which he describes as his “convening power”.

De même, l’éditorial du Times (droite modérée) s’efforce de brosser un portrait nuancé:

There are dozens of other causes to which he has lent support and patronage – ranging from the restoration of the Mary Rose, the Tudor warship whose raising from Portsmouth Harbour he watched 26 years ago, to interfaith dialogue, rainforest projects, the teaching of Shakespeare and the preservation of Britain’s architectural heritage. On some issues he has been prescient. He championed organic farming before it was fashionable, and gave warnings of the dangers of climate change and promoted a better understanding of Islam before either became a political necessity. On others he has been obstinate, otherworldly or plain wrong: in his suspicion of science, his dislike of almost all modern architecture and his faith in homoeopathy.

Et de conclure:

Few of his predecessors have forged something positive from the ill-defined [job?] of heir: he has made the best of a non-job. Charles has established a pattern that his sons would be wise to follow. It has been no mean achievement.

Mais qu’en pense l’opinion? Un sondage YouGov, résumé par l’agence Reuters, montre que le Prince Charles n’est pas si impopulaire qu’on le croit parfois, et qu’il est même devenu (récemment, et pour combien de temps?) plus populaire que son fils (pourtant plus télégénique):

The poll, carried out by YouGov, found 42 percent of people were in favour of him succeeding the Queen, compared to 35 percent who thought the throne should skip a generation to Prince William, Charles’s elder son.

When the same question was asked in 2005, only 31 percent backed Charles, while 42 percent preferred William.

En 2006, un sondage Ipsos-Mori avait montré que 72% des personnes interrogées souhaitaient que le Royaume-Uni reste une monarchie contre 18% en faveur de l’instauration d’une république. Par ailleurs, 85% des personnes interrogées s’estimaient satisfaites de l’action de la Reine.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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Déflation, chômage et refonte des universités britanniques

Jeudi 13 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Dans le Guardian, un article explicatif sur la déflation (baisse des prix) annoncée outre-Manche, et notamment pourquoi elle pourrait avoir des conséquences positives à court terme (et si elle reste brève).

Egalement une infographie sur les chiffres du chômage (avec des explications aux moments charnières) – depuis 1983: un moyen très pratique de parcourir un aspect de l’histoire économique du Royaume-Uni depuis les années Thatcher.

Un article de BBC News évoque les nombreux changements profonds (les bouleversements?) susceptibles de toucher l’enseignement supérieur britannique dans les années à venir – en tout cas, ce que préconisent un certain nombre de rapports.

Enfin, toujours dans le Guardian, un (énorme) supplément sur la Guerre de 1914-18.

Lauric Henneton

Catégories : Education · Société britannique
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US2008: des cartes électorales inédites

Jeudi 13 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Le magazine Scientific American propose quelques cartes établies par des chercheurs américains et montrant les résultats des dernières présidentielles sous un jour différent des cartes classiques. En effet, ils ont déformé les Etats en fonction de la population ou du vote des grands électeurs.

University of Michigan at Ann Arbor physics professor Mark Newman used custom software to resize the states based on population [top] and by electoral college representation [below]. These maps give a clearer picture of Obama’s landslide victory than a normal electoral map can; though many of the blue states are smaller in physical area, their combined electoral power is great. The two maps are nearly identical, as the electoral college hews closely to population, but less-inhabited states are somewhat bigger in the lower map, as even the least populous states are granted at least three electoral votes, a disproportionate share by the population metric.

When Newman resized each county to reflect its population, a tangled cobweb emerged. Once again, Obama’s share of the country swells, dwarfing McCain’s geographic advantage.

Conclusion:

PURPLE REIGN:
Resized by county population, a cooler, bluer tone dominates the map. Obama’s margin of victory once again reveals itself.


Lauric Henneton


Catégories : Elections US 2008 · Géographie politique · Politique US
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La Nouvelle-Zélande passe au centre-droit

Mercredi 12 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Les élections récentes ont permis au National Party (centre-droit) et à son leader John Key de former un gouvernement, et de succéder ainsi à la travailliste Helen Clark, au pouvoir depuis neuf ans.

Scrutin proportionnel oblige, le National n’ayant pas emporté la majorité absolue des sièges de l’Assemblée, il est dans l’obligation d’accepter une coalition avec deux petits partis.

La page wikipedia, très complète, propose une série de liens vers des articles de presse et des documents de campagne, en plus des résultats complets.

Lauric Henneton

Catégories : Nouvelle-Zélande
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