Observatoire Socio-Politique du Monde Anglophone

Entrée de décembre 2008

Religion au Congrès (US)

Lundi 29 décembre 2008 · Laisser un commentaire

Le Pew Research Center a récemment publié un graphique qui compare les identités religieuses dans la population et au Congrès. On y voit que les protestants y sont assez largement majoritaires, et légèrement sur-représentés, alors que les catholiques et surtout les juifs y sont largement voire très largement sur-représentés (1,7% de juifs dans la population, 8,4 au Congrès, dont 13,1 au Sénat). En revanche, les “non-affiliés”, 16% de la population, ne sont pas représentés au Congrès, ce qui constitue la plus importante disparité.

Lauric Henneton

Catégories : Politique US · Politique et religion
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Bilan de l’année politique en Grande-Bretagne (BBC)

Dimanche 28 décembre 2008 · Laisser un commentaire

En guise de cadeau de Noël (?!), une vidéo de 22 minutes de la BBC qui propose une rétrospective (très claire) de l’année politique en Grande-Bretagne.

Toujours par la BBC, une rétrospective de l’évolution des sondages sur l’année écoulée.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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‘Election fever’: vers une élection anticipée (en février)?

Jeudi 18 décembre 2008 · Laisser un commentaire

Le récent sondage ICM (mensuel) publié par le Guardian indique que:

- les Conservateurs repassent sous la barre symbolique des 40% (mauvais signe)

- les Travaillistes remontent et réduisent l’écart à 5 points, alors qu’il était de 15 points il y a encore peu de temps

- Les Libéraux démocrates se stabilisent (pas de ‘vote utile’ reporté vers un des deux grands partis)

Cette réduction de l’écart entre les Travaillistes et les Conservateurs alimentent des spéculations, une fois encore, sur la pertinence d’une élection anticipée au mois de février ou un peu plus tard au printemps (mai?). Il semblerait que, comme la crise va encore plus détériorer la situation (notamment en matière d’emploi), il serait judicieux pour Brown de ne pas attendre trop. Cela dit il est toujours derrière.

Le mode de scrutin (‘first past the post’, majoritaire en français) fait qu’une marge de quelques points en terme de voix se traduit par une majorité plus confortable en terme de sièges, et permet d’obtenir des majorités plus claires qu’à la proportionnelle. Pourtant, une autre conséquence est qu’une majorité de voix ne se traduit pas forcément par une majorité de siège.

On parle beaucoup de la perspective d’un ‘hung parliament’, où le parti arrivé en tête (en voix) n’a pas la majorité des sièges, et où par définition aucun parti n’a la majorité (ce qui est bien plus fréquent avec le scrutin proportionnel). Une telle perspective implique un accord entre deux partis en vue de former une coalition gouvernementale. Les Libéraux-démocrates, qui arriveront probablement troisièmes, mais qui seront largement sous-représentés en sièges, accepteraient-ils une proposition des Travaillistes, qui en l’état actuel des choses arriveront derrière des Conservateurs qui ne parviendraient pas à obtenir une majorité de sièges?

Et si Nick Clegg, le leader libéral-démocrate, acceptait un tel accord (dit ‘lib-lab’), serait-il viable? On peut penser qu’un tel gouvernement de coalition, avec Gordon Brown à sa tête, aurait une espérance de vie d’environ 2 ans, à plus ou moins six mois, ce qui implique de nouvelles élections à ce moment-là. On peut espérer que d’ici-là le plus gros de la crise économique sera passé. Mais on en est encore très loin…

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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Folklore et politique: analyses (mitigées) du “Queen’s Speech”

Jeudi 4 décembre 2008 · Laisser un commentaire

Hier à Westminster a eu lieu le discours annuel de la Reine devant le Parlement, qui ouvre officiellement la session parlementaire.

Le discours est écrit par le Premier ministre, pas par la Reine, et énumère un certain nombre de projets de loi (bills) qui vont être présentés par le Gouvernement.

Vous pouvez commencer par écouter le discours (6 minutes) puis regarder un petit sujet (4 minutes) qui explique cette cérémonie… so British. Derrière un cérémonial qui peut paraître complètement archaïque, on retrouve une mise en scène de l’histoire britannique: le cérémonial sert à rappeler, donc à garder à l’esprit, année après année, la souveraineté du Parlement, héritée des événements du dix-septième siècle.

Après le ‘texte’ et le ‘contexte’, le commentaire.

Pour la BBC, l’analyse de Vicky Young, ainsi que l’éditorial (évidemment non signé) du Guardian. L’un comme l’autre ne sont pas convaincus, et expliquent les points importants du discours, tout en les remettant, utilement, en perspective. Deux exercices réussis. Le Guardian propose toute une rubrique sur le sujet, avec des éléments de contexte, d’explication, et de commentaire.

Sans rapport immédiat avec le discours de la Reine, mais dans la continuité d’un billet précédent sur le Royaume-Uni et l’Euro, Christine Lagarde, ministre des finances française était l’invitée de Newsnight, l’émission de la BBC animée par l’énergique Jeremy Paxman (qui ne se laisse jamais endormir par la langue de bois, contrairement aux interviews politiques en France).

Les anglicistes (et les autres) remarqueront l’accent anglais de Mme Lagarde et en prendront de la graine… A remarquer, également, au début de l’interview, la question inévitable de la souveraineté économique: alors qu’Alistair Darling peut jouer sur les taux d’intérêt et la TVA, Christine Lagarde ne le peut pas. Ce n’est pas frustrant, demande Paxman? Vous n’enviez pas Alistair Darling? Réponse: Alistair et moi avons tous les deux les cheveux blancs…

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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Coup d’arrêt à l’indépendance écossaise?

Mardi 2 décembre 2008 · Laisser un commentaire

Dans une première version de son rapport, attendu l’année prochaine, la commission Calman, chargée d’évaluer la dévolution des pouvoirs à l’Ecosse, a reconnu que le processus avait été un succès, globalement, mais que l’Ecosse ne pourrait pas bénéficier de sa propre politique fiscale.

Celle-ci serait incompatible avec un état-nation, et pour la même raison les questions de défense et de sécurité nationale resteront gérées par Westminster (donc le parlement de tout le Royaume-Uni).

Voilà qui pousse à poursuivre la réflexion sur la nature du Royaume-’Uni’: état unitaire? état quasi-fédéral? l’indépendance de l’Ecosse est-elle réaliste? est-elle souhaitable?

Il semble que, pour l’instant, le refus de transférer les pouvoirs fiscaux, sans parler des pouvoirs en matière de défense, porte un coup d’arrêt au transfert des pouvoirs dits régaliens au Parlement écossais à Holyrood. Reste à savoir si et quand un éventuel référendum aura(it) lieu, et quelle en serait son issue.

Le rapport propose une contextualisation assez détaillée (qu’est-ce que la dévolution? quels pouvoirs ont été transférés? etc.) et les plus pressés pourront consulter directement le “summary” (ch. 9).

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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Les Britanniques et l’Euro

Lundi 1 décembre 2008 · Laisser un commentaire

Jose Manuel Barroso a dit au “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro que les “gens qui comptent” (formule peu adroite) au Royaume-Uni pensent que la situation économique serait meilleure avec l’Euro.

Si Blair y était favorable, de même que Lord Mandelson (ancien commissaire européen au commerce, maintenant de retour au gouvernement), ce n’est pas le cas de Brown, ni des Conservateurs, et encore moins du parti eurosceptique UKIP, qui s’est notamment insurgé contre l’élitisme de la formule de Barroso (les “gens qui comptent”) peu respectueuse de la démocratie et des électeurs.

La question, officiellement (donc d’après Downing Street) n’est pas à l’ordre du jour. Le serait-elle, les sondages ont toujours montré l’hostilité générale de la population à l’égard de la monnaie unique et l’attachement à la livre sterling, symbole désuet d’une grandeur un peu fanée.

Plus généralement, l’abandon de la possibilité de jouer sur les taux d’intérêt au niveau national fait peur, de même que l’impact sur les prix et l’emploi. Symboliquement, l’abandon de souveraineté joue énormément, même si dans les faits, Westminster a déjà cédé beaucoup de pouvoirs à la Commission de Bruxelles.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
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