D’abord un long article publié dans Newsweek qui s’adresse donc à des non-Britanniques et propose un bon résumé de la situation actuelle, en focalisant sur David Cameron, avec toujours en parallèle l’arrivée au pouvoir de Tony Blair en 1997.
Dans le Times de ce matin (19/10), la chronique de William Rees-Mogg, qui explique pourquoi, finalement, un gouvernement minoritaire (hung parliament) n’est pas totalement exclu (aucun des partis n’atteignant la majorité absolue de sièges à la Chambre des Communes, nécessaire pour gouverner).
C’est une hypothèse que les chroniqueurs de la presse quotidienne ressortent de temps en temps. Elle est statistiquement possible dans la mesure où l’écart entre les Conservateurs et les Travaillistes est important, mais sans être considérable, et où des reports de voix finalement assez minces peuvent avoir des conséquences très importantes en termes de sièges. Néanmoins, à en croire les sondages actuels, on se dirigerait vers une majorité conservatrices confortable, mais sans plus. Ce qui pourrait laisser présager des élections de sortie de crise, après 2 ou 3 ans, afin de donner une plus grande majorité aux Conservateurs (ce qu’avaient fait les Travaillistes en 1966, après leur très courte victoire de 1964 – ce qui ne les avait pas empêché de perdre à la surprise générale en 1970).
Lauric Henneton
