Articles étiquettés ‘Congrès’
Un papier de Jonathan Friedland dans le Guardian revient sur le discours de Gordon Brown devant le Congrès des Etats-Unis, hier: on peut y trouver des éléments de comparaison entre les styles américain et britannique, ce qui passe bien ici serait ridicule là-bas (exemple principal, la thématique religieuse – Brown est le fils d’un pasteur presbytérien).
Quelques extraits en video.
Une analyse interactive du discours, très pratique, avec les grands thèmes abordés et des citations pour illustrer le tout: l’économie, notamment la crise économique, et comment s’en sortir, l’environnement, la relation spéciale (special relationship) entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis…
Une comparaison (rapide) avec les discours de certains des prédécesseurs du Premier ministre: Winston Churchill, Clement Attlee, Margaret Thatcher et Tony Blair.
Lauric Henneton
Catégories : Economie britannique · Politique US · Politique britannique
Tagué : Congrès, crise économique, Gordon Brown, Grande-Bretagne, JFK, Margaret Thatcher, parti travailliste, Ronald Reagan, Tony Blair

Callie Shell / Aurora for TIME
Pas d’état de grâce à Washington. Deux jours après une investiture hypermédiatisée (voir le texte intégral du discours, pour la dimension rhétorique), le plan de relance doit affronter le scepticisme des sénateurs, pas seulement des Républicains, comme on pouvait s’y attendre, mais également des Démocrates. S’il ne fait pas de mystère que le plan sera finalement accepté, la majorité qu’il réunira sera certainement en deçà des 80 sénateurs (sur 100) que le nouveau Président désirait. Première occasion de mesurer le pragmatisme du nouveau locataire de la Maison blanche et de sa capacité à concilier les attentes des deux partis, mais aussi d’apaiser leurs craintes.
Lauric Henneton
Catégories : Elections US 2008 · Politique US
Tagué : Barack Obama, Congrès, crise économique, parti démocrate, parti républicain

Tim Kaine - Photo AP
Le démocrate Tim Kaine, gouverneur de Virginie depuis 2005, vient d’être nommé à la tête du Democratic National Committee (DNC).
Un temps pressenti pour la vice-présidence (mais trop jeune lui-même pour équilibrer la jeunesse d’Obama, d’où le choix de Biden, en partie), Kaine est un catholique décomplexé de 51 ans qui a réussi à se faire élire gouverneur dans un Etat pourtant traditionnellement républicain.
Son principal fait d’arme? Son élection de 2005 est en grande partie due à sa victoire dans les comtés ‘exurbains’ du nord de la Virginie, à la périphérie de Washington (Loudoun, Prince William, Fairfax dans une moindre mesure). C’est dans les mêmes comtés que s’est jouée la victoire d’Obama en Virginie, victoire elle-même loin d’être évidente sur le papier.
La victoire de Kaine dans les ‘Exurbs’ est donc mise en avant et avec elle, une stratégie de conquête de ces zones politiquement tangeantes à mesure qu’elles s’urbanisent (elles sont d’abord républicaines quand la densité est très faible puis deviennent de plus en plus démocrate, surtout quand la crise s’en mèle).
Nouvelle preuve s’il en était encore besoin de l’importance des ‘exurbs’ dans le dispositif stratégique des Démocrates. Preuve également d’une stratégie de (re)conquête à long terme: les Démocrates ne se reposent donc pas sur les lauriers de leur double victoire récente (présidence + Congrès).
Lauric Henneton
Catégories : Exurbs · Géographie politique · Politique US
Tagué : Barack Obama, Congrès, crise économique, Exurbs, Joe Biden, parti démocrate, stratégie, swing states, Tim Kaine
Enfin un article qui rappelle qu’en novembre auront lieu, également, des élections au Congrès! La Chambre des représentants sera entièrement renouvelée, comme tous les deux ans, ainsi qu’un tiers du Sénat.
Les Démocrates, majoritaires depuis 2006, le seront encore plus, le tout est de savoir de combien (semble-t-il). Par conséquent, l’auteur de l’article en question paru dans The Economist estime que le vote McCain pourrait servir à équilibrer les forces.
Come November, the Democrats will almost certainly increase their majorities in the House of Representatives and the Senate. Ironically, the surging Democratic tide gives tactical voters a reason to back Mr McCain. When one party controls both Congress and the White House, its more extreme elements can flex their muscles without hindrance. Historically, presidents have been slow to veto their own party’s bad laws and wasteful spending plans. United government typically leads to fiscal incontinence, as happened in Mr Bush’s early years. Voters may decide that a Democratic Congress needs a grumpy Republican watchman.
But more probably the election will hinge on how swing voters perceive the candidates’ characters. This is Mr McCain’s greatest advantage. Mr Obama’s background as a community organiser and law professor appeals mostly to groups who tend to vote Democratic no matter what—African-Americans, highly educated professionals, people who live in Massachusetts, and so on.
Mr McCain’s curriculum vitae, by contrast, strikes a chord with floating voters, such as white working-class men.
Lauric Henneton
Catégories : Elections US 2008 · Politique US
Tagué : Congrès, John McCain
McCain a choisi son colistier et … il l’annoncera vendredi, 18h heure française.
Trois noms semblent tenir la corde: Mitt Romney, Tim Pawlenty et Joe Lieberman (ancien colistier… d’Al Gore en 2000). Les trois ont leurs avantages, mais aussi de sérieux inconvénients (trop riche à un moment où les Américains se serrent la ceinture, trop jeune, trop pro-avortement…). Bref, aucun des trois ne sera parfait, et chacun sera contesté dès l’annonce de vendredi.
Ne semblent plus être dans la course: le jeune gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal (d’origine indienne, mais très inexpérimenté) et Charlie Crist (gouverneur de Floride, état clé).
Côté démocrate, on semble assuré sinon d’emporter la présidentielle, au moins d’être (largement?) majoritaire au Congrès, et ainsi d’accroître les majorités gagnées en 2006. Notamment d’atteindre le chiffre magique de 60 sénateurs (ce qui permet de contourner certains blocages appelés filibusters)
Problème(s): le triomphe d’une année (2008) peut se transformer en un désastre deux ans plus tard (2010, comme ce fut le cas avec le raz de marée républicain de 1994). De même si on parle beaucoup de l’impopularité, abyssale, de Bush, le nouveau Congrès démocrate est, lui aussi, très impopulaire (entre 25 et 30% de satisfaits!)
Lauric Henneton
Catégories : Elections US 2008 · Politique US
Tagué : Bobby Jindal, Charlie Crist, Congrès, Joe Lieberman, John McCain, Mitt Romney, Tim Pawlenty, vice-président