Alan Johnson, ministre de l’intérieur britannique, admet que la gestion de l’immigration a été ‘maladroite’ (Daily Telegraph)
Un peu plus ancien, mais toujours dans le Daily Telegraph, un ancien conseiller de Tony Blair (entre autres) explique que la politique migratoire des travaillistes avait pour but la création d’un pays complètement métissé, surtout pour embêter la droite.
Les universités vont devoir associer à chaque cursus un certain nombre d’indicateurs (débouchés professionnels, fréquences des devoirs etc.)
Deux articles particulièrement intéressants parus dans le dernier numéro de The Economist (attention, ils ne seront pas consultables éternellement!)
- le premier sur le centralisme britannique, et les projets décentralisateurs des Conservateurs
- l’autre, la chronique hebdomadaire de Bagehot sur David Cameron et ses fréquentations douteuses dans les partis de droite d’Europe de l’Est, et plsu particulièrement sur la cuisine interne des Conservateurs sur le sujet (donner des gages à l’aile la plus eurosceptique pour ensuite faire passer d’autres pilules ‘progressives’ pas forcément évidentes pour la base idéologique des Tories).
Michael Heseltine, ancien vice-premier ministre conservateur dont la relation avec Margaret Thatcher fut particulièrement mouvementée, estime que les chances d’avoir une majorité conservatrice claire à l’issue des élections du printemps sont minces, à cause du faible nombre de sièges dont ils partent (à la suite de la débâcle de 1997, jamais vraiment compensée depuis). Un tel renversement (partir de si bas pour arriver à une majorité absolue) n’est arrivé que deux fois depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale.
Ce qui pose la question suivante: les Libéraux-démocrates accepteront-ils de s’allier avec les Tories pour atteindre la majorité? Faut-il regarder sur la droite, du côté de UKIP?
UPDATE: les bookmakers (qui sont généralement plus fiables que les instituts de sondage) penchent pour une majorité conservatrice confortable (entre 50 et 100 sièges).
Benjamin Disraeli, grande figure conservatrice, et la Reine Victoria
Un scientifique britannique à la tête d’un groupe de promotion de l’enseignement des sciences explique qu’il faudra sûrement augmenter (encore) les frais d’inscription, alors que le gouvernement va rouvrir le dossier de la limitation, pour l’instant, à £3225.
A retrouver également, les épisodes 2 et 3 (avec une longue interview de David Cameron, notamment sur sa relation avec l’héritage de Margaret Thatcher) de la série de la BBC, “Conserving What?” sur l’histoire du Parti conservateur, par Peter Oborne.
D’abord un long article publié dans Newsweek qui s’adresse donc à des non-Britanniques et propose un bon résumé de la situation actuelle, en focalisant sur David Cameron, avec toujours en parallèle l’arrivée au pouvoir de Tony Blair en 1997.
Dans le Times de ce matin (19/10), la chronique de William Rees-Mogg, qui explique pourquoi, finalement, un gouvernement minoritaire (hung parliament) n’est pas totalement exclu (aucun des partis n’atteignant la majorité absolue de sièges à la Chambre des Communes, nécessaire pour gouverner).
C’est une hypothèse que les chroniqueurs de la presse quotidienne ressortent de temps en temps. Elle est statistiquement possible dans la mesure où l’écart entre les Conservateurs et les Travaillistes est important, mais sans être considérable, et où des reports de voix finalement assez minces peuvent avoir des conséquences très importantes en termes de sièges. Néanmoins, à en croire les sondages actuels, on se dirigerait vers une majorité conservatrices confortable, mais sans plus. Ce qui pourrait laisser présager des élections de sortie de crise, après 2 ou 3 ans, afin de donner une plus grande majorité aux Conservateurs (ce qu’avaient fait les Travaillistes en 1966, après leur très courte victoire de 1964 – ce qui ne les avait pas empêché de perdre à la surprise générale en 1970).
A mesure que la conférence annuelle du Parti conservateur se déroule, un certain nombre d’annonces nous en apprennent plus sur les intentions d’un (plus que probable) gouvernement conservateur à l’issue de l’élection législative du printemps.
- Au niveau économique, d’inévitables projets de réduction des dépenses, notamment de gel des salaires, ce qui n’est jamais populaire mais est présenté ici tant par David Cameron et George Osborne (qui deviendrait Chancelier de l’Echiquier, donc ministre de l’économie) comme honnête et responsable (ce qui permet de faire passer les contradicteurs pour malhonnêtes et irresponsables, puisque, selon les Conservateurs, il n’y a pas vraiment d’autre choix).
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Dans un domaine différent, un classement des meilleures universités du monde: la surprise est le recul d’Oxford de la 4e à la 5e place derrière le tiercé de tête (Harvard, Cambridge, Yale). La suprématie des université britanniques et américaines est contesté par la progression des universités asiatiques (au sens large). Comme tout classement, il vaut ce qu’il vaut et est tributaire de sa méthodologie. Et les Français trouveront moult excuses pour expliquer (ou tenter d’expliquer) la très faible représentation des universités françaises (techniquement, seule Paris 6 – une fac de sciences – est la seule université: les autres sont des “écoles”: normale-sup Ulm et Lyon, Polytechnique…)
Dans la perspective de l’élection de mai 2010, BBC4 propose un documentaire audio en 3 épisodes, par Peter Oborne, sur ce qu’est le Parti conservateur, son histoire, ses grandes lignes.
En plus du très riche UKPollingReport, la BBC propose une représentation graphique très bien faite, par institut de sondage (plus précis que des moyennes) depuis l’élection de 1983 (réélection de Margaret Thatcher, plus bas historique du Parti travailliste).
Lié à Facebook, c’est un site qu’on a plus comparé à celui d’Obama qu’à celui de Ségolène Royal. Les Tories sont en tête des sondages depuis des mois et on voit mal ce qui pourrait les empêcher de gagner.
La seule inconnue porte sur le nombre de siège dont ils disposeront, donc de leur marge de manœuvre en matière législative.
L’autre inconnue est l’impact des nouvelles stratégies de communication politique, notamment en termes de mobilisation. Ces nouveaux outils électroniques vont-ils vraiment doper le vote conservateur? Profondément ou à la marge?
Sélection d’articles de la presse du jour, où l’Europe – et la place du Royaume-Uni en son sein – occupe une place considérable, sans oublier la perspective de l’élection générale du 6 mai.
Tony Blair is in line to be proclaimed Europe’s first president within weeks if the Irish vote “yes” in today’s referendum.
Senior British sources have told The Times that President Sarkozy has decided that Mr Blair is the best candidate and that Angela Merkel has softened her opposition.
The former Prime Minister could be ushered into the European Union’s top post at a summit on October 29.