Articles étiquettés ‘dévolution’
Dans une tribune dans le Financial Times, les universitaires Niall Ferguson et Glen O’Hara expliquent pourquoi c’est loin d’être gagné d’avance pour les Conservateurs, notamment en revenant sur le parallèle entre la période actuelle et les années 1990. Les Conservateurs d’aujourd’hui ne sont pas le New Labour d’hier, selon eux.
Dans The Independent, Steve Richards explique que l’intervention de Gordon Brown, hier, marque le début de ce qui sera une longue campagne électorale d’environ un an.
Enfin le Western Mail gallois consacre un article à David Melding, un assembly member conservateur qui vient de publier un livre expliquant pourquoi la solution fédérale est la plus apropriée pour le Royaume-Uni. Les Conservateurs sont traditionnellement ‘unionistes’, donc opposés à toute forme de fédéralisme, contrairement aux Libéraux-démocrates, par exemple. C’est donc là un véritable pavé dans la marre que signe David Melding.
Lauric Henneton
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Dans une première version de son rapport, attendu l’année prochaine, la commission Calman, chargée d’évaluer la dévolution des pouvoirs à l’Ecosse, a reconnu que le processus avait été un succès, globalement, mais que l’Ecosse ne pourrait pas bénéficier de sa propre politique fiscale.
Celle-ci serait incompatible avec un état-nation, et pour la même raison les questions de défense et de sécurité nationale resteront gérées par Westminster (donc le parlement de tout le Royaume-Uni).
Voilà qui pousse à poursuivre la réflexion sur la nature du Royaume-’Uni’: état unitaire? état quasi-fédéral? l’indépendance de l’Ecosse est-elle réaliste? est-elle souhaitable?
Il semble que, pour l’instant, le refus de transférer les pouvoirs fiscaux, sans parler des pouvoirs en matière de défense, porte un coup d’arrêt au transfert des pouvoirs dits régaliens au Parlement écossais à Holyrood. Reste à savoir si et quand un éventuel référendum aura(it) lieu, et quelle en serait son issue.
Le rapport propose une contextualisation assez détaillée (qu’est-ce que la dévolution? quels pouvoirs ont été transférés? etc.) et les plus pressés pourront consulter directement le “summary” (ch. 9).
Lauric Henneton
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La crise économique et financière a permis à Gordon Brown de revenir sur le devant de la scène à un moment où il semblait politiquement fini.
Hier, le candidat travailliste à l’élection (législative) partielle de Glenrothes (Ecosse), voisine de la circonscription de Brown, a emporté une victoire aussi claire qu’inattendue sur son adversaire nationaliste (SNP). [Voir BBC et Times] Une défaite, après la série d’échecs cuisants du printemps et de l’été, aurait peut-être coûté son poste au Premier ministre. Brown s’est investi personnellement dans la campagne et il semble que cela ait payé.
Brown émerge du contexte de crise comme une sorte de sorcier de l’économie, et c’est – en partie – ce qui a mis un terme à l’état de grâce des nationalistes, dont le leader, Alex Salmond, est aussi first minister de l’exécutif écossais et fervent partisan de l’indépendance écossaise. C’est le grand perdant de cette élection locale, aux répercussions nationales.
La cause de l’indépendance écossaise est particulièrement mise à mal par le contexte économique et l’incapacité d’une Écosse indépendante de s’en sortir seule, donc sans l’intervention du gouvernement britannique et de la Banque d’Angleterre.
Le candidat libéral-démocrate arrive quatrième, derrière le candidat conservateur, ce qui constitue, en soi, un sérieux revers. Les libéraux-démocrates sont généralement mieux placés en Ecosse et au pays de Galles que les Conservateurs, toujours lourdement pénalisés par le souvenir de Margaret Thatcher.
Lauric Henneton
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Un excellent article de l’excellent magazine britannique Prospect explique pourquoi les Conservateurs, malgré leur unionisme presque définitoire, ont tout à gagner d’une Ecosse indépendante – si d’aventure un éventuel référendum, à l’horizon 2010, allait dans ce sens, ce qui est encore assez improbable dans la mesure où les partisans de l’indépendance peinent à dépasser les 30%.
Au contraire, autant les (néo)travaillistes de Gordon Brown, dont les succès électoraux dépendent souvent de l’apport des voix écossaises, que les nationalistes du SNP, actuellement aux commandes en Ecosse (Alex Salmond en est le first minister), ont beaucoup à y perdre.
Tout le paradoxe tient au fait que
- historiquement, les Tories ont toujours été viscéralement attachés à l’intégrité du Royaume-Uni (contre l’indépendance de l’Irlande, par exemple),
- les nationalistes du SNP ont toujours été les plus fervents partisans de l’indépendance (qui mettrait l’Ecosse dans une situation délicate, économiquement, en temps de crise financière et économique)
- ce sont les néotravaillistes, au début du premier mandat de Tony Blair, qui ont rendu possible la “dévolution” des pouvoirs à l’Ecosse (et dans une moindre mesure au pays de Galles).
Lauric Henneton
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