Articles étiquettés ‘parti républicain’
Une série d’articles publiés ces derniers jours:
- Alan Johnson, ministre de l’intérieur britannique, admet que la gestion de l’immigration a été ‘maladroite’ (Daily Telegraph)
- Un peu plus ancien, mais toujours dans le Daily Telegraph, un ancien conseiller de Tony Blair (entre autres) explique que la politique migratoire des travaillistes avait pour but la création d’un pays complètement métissé, surtout pour embêter la droite.
- Les universités vont devoir associer à chaque cursus un certain nombre d’indicateurs (débouchés professionnels, fréquences des devoirs etc.)
- Une chronique de David Finkelstein (Times) sur l’euroscepticisme de David Cameron
- Le coup de colère de Pierre Lellouche (ministre des affaires européennes) contre les Conservateurs britanniques, dangereusement ‘autiste’.
Côté américain:
- Comment un an au pouvoir a changé Barack Obama (Prospect)
- Deux articles du Washington Post sur la victoire des Républicains dans le New Jersey et en Virginie: ici et ici.
Lauric Henneton
Catégories : Exurbs · Géographie politique · Immigration · Politique US · Politique britannique
Tagué : Barack Obama, Conservateurs, David Cameron, enseignement supérieur, Euroscepticisme, Grande-Bretagne, Immigration, parti républicain, parti travailliste, Tony Blair, Union européenne, Universités

Callie Shell / Aurora for TIME
Pas d’état de grâce à Washington. Deux jours après une investiture hypermédiatisée (voir le texte intégral du discours, pour la dimension rhétorique), le plan de relance doit affronter le scepticisme des sénateurs, pas seulement des Républicains, comme on pouvait s’y attendre, mais également des Démocrates. S’il ne fait pas de mystère que le plan sera finalement accepté, la majorité qu’il réunira sera certainement en deçà des 80 sénateurs (sur 100) que le nouveau Président désirait. Première occasion de mesurer le pragmatisme du nouveau locataire de la Maison blanche et de sa capacité à concilier les attentes des deux partis, mais aussi d’apaiser leurs craintes.
Lauric Henneton
Catégories : Elections US 2008 · Politique US
Tagué : Barack Obama, Congrès, crise économique, parti démocrate, parti républicain
Les résultats de l’élection présidentielle sont à analyser à travers le prisme de la sociologie électorale, comme le rappelle, entre autres, le “daily chart” de The Economist. Un autre papier du même magazine (britannique) se penche sur l’exemple de la campagne en Floride pour montrer que c’est sur le terrain que se construit une victoire.
Un article du New York Times explique, à juste titre, qu’outre des progrès chez les catholiques et les latinos, la victoire d’Obama est due à ses gains auprès des évangéliques, et plus particulièrement des plus jeunes d’entre eux (les 18-29 ans, ainsi que les 30-44 ans dans une moindre mesure).
Un universitaire interrogé explique qu’il s’agit à la fois d’une question de génération (l’attrait d’Obama chez les jeunes), mais aussi à une évolution des priorités des évangéliques (et pas uniquement des jeunes), comme l’ont remarqué nombre d’observateurs ces derniers mois.
“There is definitely a generational division,” said David P. Gushee, professor of Christian ethics at Mercer University and author of “The Future of Faith in American Politics. The Public Witness of the Evangelical Center.”
“Young evangelicals,” Dr. Gushee said, are “attracted to a broader agenda” beyond abortion and homosexuality, that includes the environment, poverty, human rights and torture.
Le quotidien new yorkais publie également une synthèse graphique qui permet d’apprécier les progrès d’Obama auprès des communautés religieuses:

Les évangéliques et les catholiques représentent chacun un quart de l’électorat. Il ne s’agit certes pas de groupes homogènes, mais ces proportions montrent, s’il en était besoin, l’importance considérable de la dimension religieuse d’une campagne électorale aux États-Unis.
Plus largement, le New York Times propose une synthèse graphique des sondages sortie des urnes, que l’on retrouve en intégralité sur MSNBC (pratique si vous avez besoin de l’imprimer!)
Plus détaillée, l’analyse du Pew Research Center dont nous avons déjà parlé ici.
Enfin, quelques réflexions sur l’avenir (incertain) du parti républicain, qui selon certains observateurs (et certains républicains) pourrait radicaliser son discours sur des lignes droitières.
Lauric Henneton
Catégories : Elections US 2008 · Evangéliques · Politique US · Politique et religion
Tagué : Barack Obama, catholiques, Démographie, Evangéliques, Latinos, parti républicain, sondages, stratégie
De nombreux observateurs s’accordent à considérer les exurbs, ces banlieues résidentielles au-delà des premiers cercles suburbains, comme une clé possible, ou probable, de l’élection qui départagera Barack Obama et John McCain le 4 novembre prochain.
Traditionnellement, si tant est que l’on puisse parler de tradition dans ces espaces nouveaux, la sociologie des exurbs en faisait des bastions républicains. En 2000 et plus encore en 2004, George W. Bush y a trouvé un soutien qui aurait fait la différence face à ses adversaires démocrates.
Or, cette sociologie s’est complexifiée à mesure que les exurbs étaient de moins en moins à la frontière de l’urbanisation. En d’autres termes, en se peuplant, elles ont attiré des populations plus sensibles aux arguments des Démocrates. A ce processus de suburbanisation (donc d’urbanisation diluée) se sont greffés deux facteurs économiques déterminants: la crise du subprime, avec son lot d’expropriations (foreclosures) et l’effondrement des prix de l’immobilier, et l’explosion simultanée du prix du pétrole, donc de l’essence, particulièrement douloureuse quand on choisit d’habiter loin de tout (et donc de son lieu de travail) pour pouvoir s’offrir une maison bien plus grande que pour le même prix plus près du centre urbain.
Un excellent article du Washington Post s’attache à présenter la situation actuelle des exurbs américaines, notamment (régionalisme oblige), les exurbs du nord de la Virginie (Loudoun, Prince William, et dans une moindre mesure maintenant Fairfax). Une des qualités de cet article est de présenter succintement les différents points qui peuvent faire pencher un électeur indécis d’un côté ou de l’autre: certains seront sensibles à leur situation économique actuelle et se tourneront vers les Démocrates, alors qu’il y a quatre ans, les promesses de baisses d’impôts des Républicains les avaients séduits. Pour d’autres, leur opposition à l’avortement ou à toute limitation de la législation sur les armes à feu les feront rester du côté républicain, même si leur situation économique se détériore.
Lauric Henneton
Catégories : Démographie · Elections US 2008 · Exurbs · Géographie politique · Politique US
Tagué : Exurbs, parti démocrate, parti républicain, Virginie