Observatoire Socio-Politique du Monde Anglophone

Articles étiquettés ‘Réforme de la Chambre des Lords’

Cour suprême, Europe, universités

Jeudi 1 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Education:

le nouveau président (vice chancellor) de l’Université d’Oxford, qui a auparavant travaillé à Princeton et Yale, voudrait que les bourses d’Oxford (déjà généreuses) soient augmentées afin de permettre aux étudiants méritants mais d’origine modeste d’avoir la possibilité de faire leurs études dans cette université prestigieuse. Evidemment, la question soulevée indirectement est celle des frais de scolarité (tuition fees).

Cour suprême:

le Royaume-Uni a maintenant sa propre cour suprême, indépendante du Parlement (anciennement partie de la Chambre des Lords). Q&A sur la BBC pour tout savoir en quelques minutes. Voir également cette petite vidéo.

Europe:

Un papier dans The Independent sur l’euroscepticisme en relation avec le référendum irlandais, les positions de David Cameron et le rapprochement franco-allemand. Moralité: contrairement à ce qu’on pense généralement, l’euroscepticisme n’est pas uniquement l’apanage de la droite (donc des Conservateurs).

Voir également deux papiers un peu contradictoires sur la relation franco-allemande à la suite des élections législatives allemandes du 27/09. Charles Bremner dans le Times voit dans la nouvelle convergence franco-allemande, bientôt formalisée par un traité, la mise sur la touche du Royaume-Uni, alors que, dans Slate.fr Eric Le Boucher insiste sur les divergences entre la France et l’Allemagne, notamment au niveau des grandes orientations économiques (politique de l’offre contre politique de la demande). En filigrane, à nouveau, cela pousse à s’interroger sur la place du Royaume-Uni dans l’UE, mais aussi sur les dynamiques entre les grandes organisations supranationales (ONU, OTAN, UE etc.)

Lauric Henneton

Catégories : Education · Politique britannique
Tagué : , , , , , , , , ,

Billet de rentrée

Samedi 12 septembre 2009 · Laisser un commentaire

Billet de rentrée ce week-end sur Ospoma avec quelques articles des semaines précédentes.

Pour les inconditionnels des sondages, la tendance de l’été est restée stable avec les Conservateurs toujours en tête avec une fourchette de 40-43%, les Travaillistes avec 24 à 28% et les Libéraux-Démocrates entre 17 et 21%. L’excellent blog UKPollingReport donne comme dernière moyenne 41-26-19, avec une projection de 88 sièges pour une nouvelle majorité tory.

Il est de plus en plus question, le jour de l’élection générale qui doit intervenir d’ici au printemps prochain, de doubler le scrutin législatif d’un référendum sur le mode de scrutin. Il s’agirait de demander aux électeurs s’ils veulent conserver le scrutin majoritaire actuel (first past the post), réputé injuste (quand on perd les élections en tout cas) ou s’ils veulent passer à un mode de scrutin partiellement proportionnel, destiné à refléter plus fidèlement le vote des électeurs.

Les Travaillistes s’engagent donc sur une voie plébiscitée par les Libéraux-Démocrates depuis des années; les Conservateurs, eux, sont opposés aux réformes proposées. Certains disent que le revirement des Travaillistes est dû à la certitude qu’ils vont perdre la prochaine élection et qu’ils essaient de s’attirer les faveurs des électeurs libéraux-démocrates. En effet, malgré les promesses de Tony Blair il y a plus de 10 ans, rien n’a été fait en la matière. (Voir le billet du 26 juillet dernier.)

Autre réforme promise de longue date par les Travaillistes et finalement peu avancée, la Réforme d’une Chambre des Lords présentée comme archaïque (mais qui s’en défend notamment sur YouTube). Les Lords ont perdu leur droit héréditaire à siéger à la Chambre haute et il ne reste que 92 aristocrates qui font la jonction. Les autres sont des membres nommés à vie par le pouvoir en place (life peers) généralement pour service rendu – idéalement au pays, parfois pourtant au Parti et à ses finances. Jack Straw, ministre de la justice, a annoncé fin août que la réforme pourrait prendre beaucoup plus longtemps qu’on le pensait.

Enfin, dernier point, au carrefour de la démographie et de la géographie, une enquête réalisée par Orange, et dont la méthodologie n’est pas forcément irréprochable, tendrait à montrer que les habitants des Midlands seraient particulièrement enclins à quitter leur région, surtout pour s’établir dans les comtés du sud-ouest de l’Angleterre ou de Londres. La possibilité du télétravail, rendue plus aisée par la généralisation (à venir) des connexions haut débit, accélèrerait cet exode. Reste que certaines personnes qui pratiquent déjà le télétravail expliquent que les grands mouvements de population qu’on avait annoncé n’ont finalement jamais eu lieu.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique · Société britannique
Tagué : , , , , , , , , , ,

Erminegate: la suite

Jeudi 29 janvier 2009 · Laisser un commentaire

Trois articles parus dans le Guardian, tout d’abord:

- un papier relativement général qui explique les suites de l’affaire depuis la révélation du Sunday Times

- un article d’opinion, signé Jonathan Friedland, qui alimente le débat sur la réforme de la Chambre des lords

- un article de Lady Royall (sic), leader de la Chambre des lords, qui justifie l’importance de la Chambre haute, et qui s’explique auprès du public.

Enfin, un reportage vidéo de Newsnight (BBC, 6min.) qui permet non seulement de reprendre les différents éléments du dossier mais également de mieux saisir pourquoi la Chambre des lords prend une importance plus grande que par le passé.

En France, comme souvent pour la politique britannique, la couverture médiatique a été assez mince. Le Monde a pourtant publié un article qui résume bien la situation.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
Tagué : , ,

MEMO: L’héritage thatchérien (+vidéo sur la Chambre des Lords)

Lundi 17 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Bientôt 30 ans après l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, et 18 ans (presque jour pour jour) après sa “chute” (22 novembre 1990), Thatcher est toujours d’actualité à plusieurs égards.

En 1999, un éditorial du Guardian titrait “Thatcher’s Legacy” et voyait (déjà) Blair comme l’héritier (paradoxal) de Thatcher, et non comme son pourfendeur.

Depuis, un certain nombre d’observateurs ont écrit sur le sujet, comme Nick Assinder de la BBC en 2004 (“Are we all Thatcher’s children now?“) et en 2005, où on voit poindre David Cameron, pas encore leader du Parti conservateur (“Why Thatcher still looms over politics“).

Ces articles évoquent évidemment ce que Thatcher a accompli pendant ses 11 ans et demi au 10 Downing Street. Une autre façon de se rendre compte de l’évolution de la société pendant les années 80, qui sont aussi par la force des choses les “années Thatcher”: une série de graphiques très simples mais très instructifs de la BBC.

Très instructif encore (notamment pour se rendre compte à la fois de ce que “donnait” Thatcher comme oratrice, mais aussi du fonctionnement de la Chambre des Communes), une vidéo du 30 octobre 1990, soit trois semaines avant la “chute” (démission) de Thatcher, non pas à cause d’une élection perdue, mais à cause d’un désaccord interne au Parti conservateur sur l’Europe.

Thatcher’s hostility to a federal Europe led to Geoffrey Howe resigning from the Government on 1 November and to his fellow federalist Michael Heseltine’s bid for the Tory leadership which brought down Thatcher on 22 November.

As Howe later said: “I wanted to change the policies, not the leader. But if that meant the leader had to go, then so it had to be”. After the Rome Council a French official was asked whether it had failed. He answered: “On the contrary, the Council had been an outstanding success, since it had re-established an eleven-to-one situation in the Community and destabilised Thatcher at home”.

Autre vidéo, pour rester sur le fonctionnement du Parlement et pour rebondir sur le précédent “Memo” (très consulté) sur la réforme de la Chambre des Lords. Avec cette vidéo (faite par et pour le site du Parlement), on se rend mieux compte à la fois de qui sont ces fameux Lords (et Ladies), de leur diversité, de la conception qu’ils ont de leur rôle, mais également de la perception (parfois très floue) qu’en ont des Britanniques “moyens”.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique · Société britannique
Tagué : , , , , , ,

MEMO: réforme de la Chambre des Lords

Lundi 3 novembre 2008 · Laisser un commentaire

L’Ospoma, ce n’est pas que les dernières nouvelles, c’est aussi l’occasion de faire le point sur certains sujets politiques et/ou sociaux et de fournir des orientations sur la Toile. Pour cela nous publierons, à l’occasion, des MEMOs.

La réforme de la Chambre des Lords est un serpent de mer constitutionnel, au Royaume-Uni (=on en parle beaucoup mais rien ne se passe). Elle s’est certes opérée à plusieurs moments au cours du XXe siècle (notamment 1911), et 1997, avec l’avènement des (Néo)Travaillistes, devait sonner le glas des Pairs héréditaires. La réforme de 1999 n’a pas été aussi complète qu’on l’avait annoncé. Bilan: un goût d’inachevé, près de 10 ans après.

La BBC est un excellent point de départ pour toutes les questions politiques au sens large:

- un briefing aussi clair que complet sur la situation en mars 2007 (après un vote important aux Communes)

- un dossier plus ancien (1999) à la suite du Rapport Wakeham, source de la loi de la même année, avec pas mal d’informations plus générales pour comprendre la place de la Chambre des Lords dans le dispositif constitutionnel britannique.

- Sur le site du Parlement (donc officiel), la chronologie la plus complète (78 pages, format PDF), mise à jour en juillet 2008. (Voir également, pour les plus curieux, ses publications, et notamment ses nombreux research papers).

- Enfin, ce par quoi nous aurions pu commencer, Wikipedia, ce qui fournit l’occasion d’un point méthodologique sur l’utilisation dudit Wikipédia:

Il serait idiot de rejeter en bloc cette encyclopédie collaborative sous prétexte qu’elle contient des erreurs factuelles. Les livres en contiennent également, qu’elles portent sur un point de détail, ou qu’elles constituent de graves erreurs d’analyse, avec ou sans arrière pensée idéologique.

Il suffit de vérifier si, comme un livre, l’article de Wikipédia est crédible:

- cite-t-il ses sources?

- donne-t-il des indications bibliographiques?

- peut-on vérifier?

Si oui, alors on peut s’en servir, MAIS en gardant à l’esprit que, comme un livre, ce n’est pas parce que c’est écrit que c’est vrai. Il faut recouper l’information.

Cela dit, si on peut vérifier telle ou telle affirmation, par le biais des notes et des liens, pas de problème.

Dans l’ensemble, les pages Wikipédia consacrées à des sujets politiques (toujours au sens large) britanniques sont très fiables et constituent un bon point de départ, notamment vers des rapports officiels (publiés par le gouvernement, par le Parlement, etc.) ou vers des articles de presse, mais aussi vers des livres. Généralement, les références sont abondantes et les indications de sites webs externes suffisantes pour se constituer un dossier sur tel ou tel sujet.

Par ailleurs, Wikipédia se soucie de son image et de sa crédibilité: il est donc généralement clairement indiqué si une affirmation n’est pas fiable à 100% ou si un passage n’est pas objectif.

Ces précautions méthologiques clairement énoncées, je peux vous recommander, en l’occurrence, l’entrée de Wikipedia sur le thème de la réforme de la Chambre des Lords.

Et je vous incite:

1) à utiliser Wikipedia

2) à toujours vous assurer que ce qui est écrit est vérifiable (ce qui ne concerne pas que wikipédia)

3) à toujours écrire, vous-même, des choses vérifiables, et à donner vos sources.

Lauric Henneton

Catégories : Politique britannique
Tagué : , , ,