Observatoire Socio-Politique du Monde Anglophone

Articles étiquettés ‘sondages’

Brit.Pol.Briefing 27.11.09

Samedi 28 novembre 2009 · Laisser un commentaire

Philip Blond, le ‘Red Tory’, n’en finit pas de faire couler de l’encre, notamment dans le Guardian, sous la plume des chroniqueurs Michael White (David Cameron and the Red Tory Philosopher) et John Harris (Blond’s Day in the Sun). Voir également cet article publié en août sur le site du Guardian.

De même, le sujet d’un hypothétique parlement minoritaire (‘Hung Parliament’) a suscité deux remarquables chroniques, de Martin Kettle, du Guardian (Hung Parliaments are good only for Whips and Scribblers) et Bagehot, pour The Economist (Year Zero: Why the impending general election will be unlike any other).

Deux autres articles à noter:

Some in GOP Seek Lessons in U.K.’s Tory Revival (Wall Street Journal) et l’éditorial du Times, intitulé Union Man et sous-titré “Cameron should endorse Sir Kenneth Calman’s plan to strengthen the Union“, qui traite de la dévolution des pouvoirs à l’Ecosse, sujette à révision.

Lauric Henneton

 

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Perspectives sur la politique britannique

Lundi 19 octobre 2009 · Laisser un commentaire

D’abord un long article publié dans Newsweek qui s’adresse donc à des non-Britanniques et propose un bon résumé de la situation actuelle, en focalisant sur David Cameron, avec toujours en parallèle l’arrivée au pouvoir de Tony Blair en 1997.

Dans le Times de ce matin (19/10), la chronique de William Rees-Mogg, qui explique pourquoi, finalement, un gouvernement minoritaire (hung parliament) n’est pas totalement exclu (aucun des partis n’atteignant la majorité absolue de sièges à la Chambre des Communes, nécessaire pour gouverner).

C’est une hypothèse que les chroniqueurs de la presse quotidienne ressortent de temps en temps. Elle est statistiquement possible dans la mesure où l’écart entre les Conservateurs et les Travaillistes est important, mais sans être considérable, et où des reports de voix finalement assez minces peuvent avoir des conséquences très importantes en termes de sièges. Néanmoins, à en croire les sondages actuels, on se dirigerait vers une majorité conservatrices  confortable, mais sans plus. Ce qui pourrait laisser présager des élections de sortie de crise, après 2 ou 3 ans, afin de donner une plus grande majorité aux Conservateurs (ce qu’avaient fait les Travaillistes en 1966, après leur très courte victoire de 1964 – ce qui ne les avait pas empêché de perdre à la surprise générale en 1970).

Lauric Henneton

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Sondages britanniques depuis 1983

Mardi 6 octobre 2009 · Laisser un commentaire

En plus du très riche UKPollingReport, la BBC propose une représentation graphique très bien faite, par institut de sondage (plus précis que des moyennes) depuis l’élection de 1983 (réélection de Margaret Thatcher, plus bas historique du Parti travailliste).

Lauric Henneton

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Les Tories ouvrent un nouveau site de campagne

Dimanche 4 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Lié à Facebook, c’est un site qu’on a plus comparé à celui d’Obama qu’à celui de Ségolène Royal. Les Tories sont en tête des sondages depuis des mois et on voit mal ce qui pourrait les empêcher de gagner.

La seule inconnue porte sur le nombre de siège dont ils disposeront, donc de leur marge de manœuvre en matière législative.

L’autre inconnue est l’impact des nouvelles stratégies de communication politique, notamment en termes de mobilisation. Ces nouveaux outils électroniques vont-ils vraiment doper le vote conservateur? Profondément ou à la marge?

Lauric Henneton

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Billet de rentrée

Samedi 12 septembre 2009 · Laisser un commentaire

Billet de rentrée ce week-end sur Ospoma avec quelques articles des semaines précédentes.

Pour les inconditionnels des sondages, la tendance de l’été est restée stable avec les Conservateurs toujours en tête avec une fourchette de 40-43%, les Travaillistes avec 24 à 28% et les Libéraux-Démocrates entre 17 et 21%. L’excellent blog UKPollingReport donne comme dernière moyenne 41-26-19, avec une projection de 88 sièges pour une nouvelle majorité tory.

Il est de plus en plus question, le jour de l’élection générale qui doit intervenir d’ici au printemps prochain, de doubler le scrutin législatif d’un référendum sur le mode de scrutin. Il s’agirait de demander aux électeurs s’ils veulent conserver le scrutin majoritaire actuel (first past the post), réputé injuste (quand on perd les élections en tout cas) ou s’ils veulent passer à un mode de scrutin partiellement proportionnel, destiné à refléter plus fidèlement le vote des électeurs.

Les Travaillistes s’engagent donc sur une voie plébiscitée par les Libéraux-Démocrates depuis des années; les Conservateurs, eux, sont opposés aux réformes proposées. Certains disent que le revirement des Travaillistes est dû à la certitude qu’ils vont perdre la prochaine élection et qu’ils essaient de s’attirer les faveurs des électeurs libéraux-démocrates. En effet, malgré les promesses de Tony Blair il y a plus de 10 ans, rien n’a été fait en la matière. (Voir le billet du 26 juillet dernier.)

Autre réforme promise de longue date par les Travaillistes et finalement peu avancée, la Réforme d’une Chambre des Lords présentée comme archaïque (mais qui s’en défend notamment sur YouTube). Les Lords ont perdu leur droit héréditaire à siéger à la Chambre haute et il ne reste que 92 aristocrates qui font la jonction. Les autres sont des membres nommés à vie par le pouvoir en place (life peers) généralement pour service rendu – idéalement au pays, parfois pourtant au Parti et à ses finances. Jack Straw, ministre de la justice, a annoncé fin août que la réforme pourrait prendre beaucoup plus longtemps qu’on le pensait.

Enfin, dernier point, au carrefour de la démographie et de la géographie, une enquête réalisée par Orange, et dont la méthodologie n’est pas forcément irréprochable, tendrait à montrer que les habitants des Midlands seraient particulièrement enclins à quitter leur région, surtout pour s’établir dans les comtés du sud-ouest de l’Angleterre ou de Londres. La possibilité du télétravail, rendue plus aisée par la généralisation (à venir) des connexions haut débit, accélèrerait cet exode. Reste que certaines personnes qui pratiquent déjà le télétravail expliquent que les grands mouvements de population qu’on avait annoncé n’ont finalement jamais eu lieu.

Lauric Henneton

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Volatilité de l’électorat britannique

Mardi 23 juin 2009 · Laisser un commentaire

Un sondage réalisé par l’institut Harris pour le quotidien Metro montre que de nombreux électeurs travaillistes et libéraux-démocrates n’ont pas l’intention de rester fidèles à leur parti. Cependant, ils n’ont pas l’intention non plus de migrer en masse vers les Conservateurs.

Les Conservateurs sont en tête avec 35%, les Travaillistes sont à 20% et les Libéraux-Démocrates à 16. Plus surprenant, les autres / petits partis (dont les partis nationalistes écossais et gallois mais aussi et surtout le parti eurosceptique UKIP) sont à 29% (UKIP est à 10%).

Selon les projections en sièges, les Conservateurs auraient une majorité (relativement confortable) de 62 sièges.

* * *

Sur l’élection du nouveau speaker de la Chambre des Communes, le Conservateur (dissident) John Bercow, qui remplace Michael Martin, voir la page très complète de la BBC.

Lauric Henneton

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Sondage: Alan Johnson peut-il sauver le Labour?

Mardi 9 juin 2009 · Laisser un commentaire

Un sondage ComRes pour The Independent, réalisé entre les résultats des élections locales et ceux des européennes, en plus de la question traditionnelle sur les intentions de vote, proposait aux personnes interrogées un choix de leaders autres que Gordon Brown à la tête du Parti travailliste. Parmi eux, Jack Straw, David Miliband ou encore Jon Cruddas, Ed Balls, James Purnell et Hariet Harman. Tous sont donnés perdants (y compris Brown, bien sûr) face aux Conservateurs. Tous? Non. Seul Alan Johnson, qu’on présente de plus en plus comme la figure la plus consensuelle pour succéder à Brown, parviendrait (le conditionnel est important) à priver les Tories d’une majorité en sièges à la Chambre des Communes (malgré une défaite en voix).

Que faire d’un tel sondage? D’abord, on se souvient que ComRes est l’institut qui, le 30 mai, avait donné les Conservateurs à 30%, ce qui constituait clairement une anomalie. Le UKPollingReport discute utilement ce nouveau sondage, et son utilité relative. Très brièvement: un tel sondage n’est pas une nouveauté, il n’indique rien de fiable pour l’avenir, mais il peut avoir un impact sur les acteurs politiques, et pourrait à ce titre accélérer un débat autour du leadership du parti.

En attendant, Gordon Brown a encore survécu, lundi soir, à une réunion à haut risque du Parliamentary Labour Party, que l’on annonçait comme une sorte de nuit des longs couteaux dont il pouvait être la victime expiatoire. Brown n’en finit pas d’être fini, mais il est toujours là. Et tout compte fait, il pourrait bien être encore là en juin 2010 pour affronter les Conservateurs.

Question: est-ce dans l’intérêt du parti? Question connexe: que peuvent faire, que vont faire ceux qui, au sein du Labour, pensent que Brown est la garantie d’une déroute historique?

Lauric Henneton

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Sondage: Les Libéraux-démocrates devant les travaillistes!

Dimanche 31 mai 2009 · Laisser un commentaire

Un sondage ICM pour le Sunday Telegraph (conservateur) place les Libéraux-démocrates devant les travaillistes en intentions de vote pour d’éventuelles élections générales (législatives) de même que pour les européennes du 4 juin (le 7 en France, les Britanniques ne votent pas le dimanche).

Les Conservateurs sont à 40% (+1), les Travaillistes à 22% (-6), ce qui est conforme à certaines enquêtes passées, et les Libéraux-démocrates sont crédités de 25% d’intentions de vote (+5), ce qui est historiquement élevé. Reste à savoir s’ils vont rester à ce niveau ou s’il s’agit d’une exception. D’après Anthony Wells (UK Polling Report), ICM aurait tendance à surévaluer le score des Libéraux-démocrates.

A une exception près, c’est la première fois que les Travaillistes sont en troisième place depuis 1987, quand ils étaient très divisés (notamment à cause d’une aile gauche très militante) et menés par un leader (Neil Kinnock) au charisme insuffisant face à Margaret Thatcher (malgré son importance à long terme dans le rajeunissement du parti, parachevé par Blair).

Lauric Henneton

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Brit.Pol.Briefing

Mercredi 13 mai 2009 · Laisser un commentaire

Michael Foot en 1982

Michael Foot en 1982

Gordon Brown bat des records d’impopularité. Crédité de 23% par le Mail on Sunday et de 26-27% par ailleurs, il est en dessous du plus bas historique réalisé par Michael Foot en 1983. On n’avait pas vu de tels chiffres depuis les années 1920 (à une époque de transition où le parti libéral ne s’était pas encore effondré et où un tripartisme éphémère diminuait automatiquement les résultats de chaque parti).

Dans les colonnes du Guardian, la chroniqueuse Polly Toynbee, travailliste historique, appelle (à son tour) Gordon Brown à démissionner, si possible avant les européennes du 4 juin, sinon dès le lendemain.

It’s all over for Brown and Labour. The abyss awaits. As long as he remains leader, there is nothing that wretched Labour candidates can plausibly say on the doorstep at next month’s European elections. They are struck dumb. Why should people vote for them? The horse manure bought on expenses is garnish for a decomposing government. The heart of the matter is the economy, and Brown’s responsibility for the bubble years. He personally is to blame for Labour’s failure to ensure that ordinary people on median incomes and poor people at the bottom received a bigger share in national growth: it turns out that they fell back and only the wealthy prospered. Labour made the rich richer and the poor poorer: growth for the few, not the many.

La dernière accusation, régulièrement formulée contre Margaret Thatcher, revient à faire à Brown un procès en thatchérisme. Toynbee poursuit:

That is a failure so fundamental to Labour’s purpose that the party can’t go into the next election led by the man responsible. His other failings as leader pale beside this one monumental fact. While he is there, Labour cannot claim “fairness” or “social justice”, so what is left to say? What is Labour’s offer?

Gordon Brown has been tested and found in want of almost every attribute a leader needs. Squalid dealings by his poisonous inner circle were exposed to the light of day; yet at the same time he lacks a leader’s necessary political cunning. Many hoped that the end of the rivalry with Blair would see Brown cast off his myrmidons. He didn’t. In the  tussle between his better and his worse selves, too often the lesser man won.

Polly Toynbee

Le scandale des frais des députés (expenses) n’arrange évidemment rien à l’affaire, non que les travaillistes soient les seuls incriminés, mais parce qu’ils sont au pouvoir depuis 1997 et que c’est par conséquent à eux, en priorité, de réécrire des règles qui ne seraient plus adaptées. Les retombées du scandale, révélé sur plusieurs jours par le Daily Telegraph, quotidien de droite qui n’a pas pourtant pas épargné les Conservateurs, se font sentir sur les deux grands partis, qui chutent dans les sondages, au profit, un peu automatique, des libéraux-démocrates (alors encore épargnés) et des petits partis (UKIP, BNP, Verts…, qui ne seront sûrement pas touchés étant donné leur faible nombre de députés). En fait, le Daily Telegraph a publié hier ses révélations sur les libéraux-démocrates, mais il faudra attendre les prochains sondages pour connaître leur effet sur les intentions de vote.

Egalement intéressants, cette chronique de l’euroscepticisme ordinaire, par le correspondant bruxellois de la BBC au cours de son périple européen en amont des élections de début juin (4 juin outre-Manche, 7 juin en France), et cette carte interactive des circonscriptions parlementaires du Royaume-Uni, où sont consultables de très nombreuses données, notamment sur les circonscriptions “ouvertes” (marginal seats).

Lauric Henneton

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Brit.Pol.Briefing

Vendredi 17 avril 2009 · Laisser un commentaire

Un article du Daily Telegraph relate que d’après un sociologue britannique, les inégalités sociales s’accroîtraient, malgré le voeu de Tony Blair d’atteindre une “société sans classes” (classless society). Les enfants des classes “ouvrières” sont toujours moins nombreux que ceux des classes moyennes à aller à l’université, par exemple.

Le Daily Express publie une enquête sur la confiance des Britanniques, notamment envers les politiques, en ces temps de scandales à répétition. Et c’est la Reine en qui ils font le plus confiance (avec une vidéo).

Le blog conservateur très influent ConservativeHome a mené une enquête intéressante auprès des rédactions des principaux quotidiens nationaux, pour savoir en faveur de qui ils se prononceraient lors de la prochaine campagne électorale. L’occasion de faire le point sur les positions politiques des organes de presse anglais.

Enfin, un long extrait d’un livre à paraître sur la Grande-Bretagne dans les années 1970, extrait consacré à la semaine de trois jours (“three-day week”) sous le gouvernement d’Edward Heath (1970-1974), et notamment pendant l’hiver 1973. Très bien documenté grâce à des extraits des journaux de l’époque, ce texte passionnant permet de mieux comprendre la vie des Britanniques pendant cette période troublée sur le “front” socio-politique. Ne vous laissez pas intidimider ou décourager par l’apparente longueur de l’article, ça se lit comme un roman.

L’article est accompagné d’un carnet photo qui permet d’encore mieux visualiser.

A telephonist works by torchlight at the start of the three day week, which was introduced at midnight on 31 December 1973 Photograph: /Hulton

A telephonist works by torchlight at the start of the three day week, which was introduced at midnight on 31 December 1973 Photograph: /Hulton

Lauric Henneton

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